Avant de céder
Préparer la cession de votre entreprise.
Une cession se conclut sur un prix. Elle se prépare sur une valeur. Nous établissons une fourchette argumentée, le passage à la valeur des titres et la liste de ce qu’il faut traiter avant l’opération, puis nous vous conseillons sur l’ordre et le calendrier. La mission est cadrée sur devis, après un premier échange.
01Avant de céder
Ce qu’une valorisation change avant une cession
Quatre choses que le dirigeant découvre souvent trop tard, une fois l’opération engagée.
Une valeur, pas un prix.
Une valorisation produit une valeur. Une cession produit un prix. Elle ne prédit pas le prix. Elle vous donne un point de référence daté, les hypothèses qui le portent et ce qui le ferait bouger. Prix de réserve et structure acceptable : décidés à froid, ils tiennent. En séance, ils cèdent.
La valeur d’entreprise n’est pas ce que vous encaissez.
Entre la valeur de l’exploitation et la valeur des titres, il y a la trésorerie, les dettes financières, les comptes courants, les ajustements de besoin en fonds de roulement. Le rapport fait ce passage, poste par poste. C’est sur la valeur des titres que l’offre se lit.
Les risques repérés avant le contrat.
Dépendance au dirigeant, concentration de la clientèle, retraitements du résultat, immobilier mélangé à l’exploitation. Ce que le rapport repère en amont, l’acquéreur le repérera en vérification des comptes. Mieux vaut le savoir avant lui, et le traiter ou le chiffrer.
Les offres se comparent sur leurs conditions.
Deux offres de même montant ne se valent pas. Prix ferme, complément de prix, crédit-vendeur, garantie d’actif et de passif, clause d’ajustement : le rapport vous donne de quoi lire une offre reçue et la ramener à une valeur comparable.
02La mission
Ce que nous faisons pour préparer une cession
Une évaluation, puis du conseil : le contenu de la mission et ce que chaque point produit. Les illustrations viennent du rapport d’exemple, un cas fictif, ou de notre méthodologie.
Cadrage de la mission.
La date d’évaluation, les sociétés concernées, les titres cédés et l’usage du rapport sont définis avant les travaux. Le devis précise les honoraires et le calendrier. La documentation demandée s’adapte à ce périmètre.
Lecture des comptes et retraitements.
Trois exercices au minimum, lus ligne à ligne. Rémunération du dirigeant, charges non récurrentes, loyers, véhicules, management fees : le résultat est ramené à ce qu’un acquéreur retiendra. Le rapport sépare le réalisé des prévisions.
Fourchette de valeur par méthodes croisées.
Les méthodes sont retenues selon le dossier et confrontées entre elles. Le rapport présente les hypothèses, la fourchette et ce qui la ferait bouger. Une valeur unique sans fourchette ne tient pas face à une offre.
Passage à la valeur des titres.
Trésorerie, dettes financières, comptes courants d’associés, besoin en fonds de roulement normatif : le pont entre la valeur de l’exploitation et la valeur des titres est reconstitué et documenté. C’est le montant que vous comparerez aux offres.
Conseil de préparation : points à traiter, leviers, calendrier.
Les risques repérés sont listés avec leur effet possible sur le prix ou sur les garanties, et ce qu’il faut en faire : les traiter avant, les documenter, ou les chiffrer. Les leviers pour augmenter la valeur sont reliés aux constats du dossier et au calendrier envisagé, classés par impact et par faisabilité. Vous savez quoi faire, dans quel ordre, et combien de temps cela prend.
Restitution et suivi.
Le rapport, puis un entretien de 45 minutes avec l’auteur du rapport, inclus sur demande, en visioconférence, pour reprendre les conclusions et vos questions. Une première évaluation fournit un point de référence. Elle doit être actualisée au moment de l’opération.
Le dossier que l’acquéreur lira
Ce que le rapport prépare, c’est aussi ce qu’un acquéreur demandera en vérification des comptes. Autant l’avoir réuni, lu et expliqué avant lui.
Les pièces le plus souvent demandées
- Les liasses fiscales des trois derniers exercices et une situation récente
- La balance et le grand livre, avec le détail des charges retraitées
- L’état des dettes financières, des engagements et des comptes courants
- Les baux, les contrats clients et fournisseurs significatifs
- L’organigramme, les contrats de travail des personnes clés, les conventions de rémunération du dirigeant
- Les statuts, les procès-verbaux et le pacte d’associés s’il existe
La liste exacte dépend de l’entreprise et de l’acquéreur. Le rapport indique ce qui manque et ce qui demande une explication.
03Le périmètre
Ce qui relève de vos conseils
Pour que le périmètre soit clair dès le premier échange : le rapport et le conseil préparent l’opération, vos conseils la réalisent.
Les clauses et l’acte.
Les clauses de garantie et de complément de prix se rédigent et se négocient avec vos conseils, avocat et expert-comptable, pas dans un rapport de valorisation. Le rapport vous donne de quoi les lire et les chiffrer.
La structuration fiscale.
Le montage de l’opération relève de l’expert-comptable et de l’avocat fiscaliste. Le rapport documente la valeur retenue et les hypothèses. Il ne lie pas l’administration et n’est pas un rescrit.
La vérification des comptes.
La vérification des comptes reste conduite par l’acquéreur et ses conseils, après la lettre d’intention. Le rapport ne constitue pas une expertise judiciaire, une attestation d’expert-comptable ni un conseil en investissement.
04Le calendrier
Quand commencer
Le bon moment dépend de ce que vous voulez obtenir du rapport. Avec ou sans acquéreur identifié, le travail est le même : la valeur et le dossier se préparent avant la rencontre.
Deux à trois ans avant.
Souvent un départ à la retraite en vue. Le rapport sert de point de départ : il fixe la valeur d’aujourd’hui et les leviers qui la font monter d’ici l’opération. Une première évaluation fournit un point de référence. Elle doit être actualisée au moment de la cession.
Six à douze mois avant.
Le rapport prépare le dossier : retraitements justifiés, valeur des titres documentée, points de risque traités ou chiffrés. C’est ce que l’acquéreur lira en vérification des comptes, autant l’avoir écrit avant lui.
Une offre est déjà sur la table.
Le rapport lit l’offre : prix ferme, compléments, garanties, conditions, ramenés à une valeur comparable. Le délai de la mission est convenu au devis en fonction de votre calendrier.
05Les honoraires
Le devis
Une cession demande un cadrage propre : les titres cédés, l’usage du rapport, le calendrier de l’opération. Le périmètre, les honoraires et le calendrier sont fixés dans un devis, après un premier échange.
Le déroulement de la mission
- Premier échange. Environ 20 minutes pour préciser votre besoin et le périmètre à évaluer.
- Devis. Périmètre et usage cadrés, puis lettre de mission avant le début des travaux.
- Règlement et pièces. Prix payable à la commande. Les travaux débutent après réception du règlement et des éléments nécessaires.
- Remise et restitution. Le rapport, puis l’échange de restitution sur demande, sans supplément.
Réponse sous un jour ouvré. Les missions sur devis suivent le délai convenu dans celui-ci.
06Avant le premier échange
Vos questions
Une valorisation faite aujourd’hui vaut-elle pour une cession dans trois ans ?
Non. La valeur vénale s’apprécie à la date de l’opération. Une valorisation faite maintenant fixe un point de départ daté. Elle devra être mise à jour au moment de la cession.
Le prix affiché est-il celui qui sera encaissé ?
Pas nécessairement. Garantie d’actif et de passif, complément de prix, crédit-vendeur, clause d’ajustement : deux offres de même montant ne se valent pas.
Comment le prix d’une mission sur devis est-il fixé ?
Après un premier échange, la lettre de mission dessine les contours de la mission : ce qu’il y a à valoriser et la stratégie à adopter. Les honoraires et le calendrier sont fixés ensuite, selon le travail à fournir.
Qui sera votre interlocuteur ?
Raphaël Rodriguez-Ginestet, fondateur d’Artis Valorisation. Il exerce par ailleurs en fusions-acquisitions auprès de PME et d’ETI.
Faut-il une évaluation pour préparer une cession ?
Rien ne l’impose. Elle sert à ne pas découvrir la valeur de son entreprise dans l’offre d’un acquéreur, à savoir ce qu’il faut traiter avant l’opération, et à lire une offre reçue sur ses conditions plutôt que sur son seul montant.
Mes documents sont-ils confidentiels ?
Les pièces sont déposées dans un espace privé et utilisées pour la réalisation de votre évaluation et son suivi. Raphaël Rodriguez-Ginestet est votre interlocuteur pour le traitement du dossier.
Préparons votre cession avant qu’elle ne commence.
Le premier échange sert à fixer le périmètre : titres cédés, date, usage du rapport, calendrier de l’opération.